Un an plus tard, une troisième victime, poignardée, avait été retrouvée flottant dans la baie de Miami. Les trois femmes souffraient de problèmes de drogues et se prostituaient.

Dans le dernier dossier, la police avait rapidement suspecté Roberto Fernandes, un Brésilien installé aux Etats-Unis à la fin des années 1990 après avoir été acquitté du meurtre de sa femme dans son pays.

Confondu par des analyses ADN

Mais quand elle avait voulu l'interroger, il s'était déjà envolé vers le Brésil, pays qui n'a pas d'accord d'extradition avec les Etats-Unis.

En 2011, des analyses ADN avaient permis de lier les trois meurtres et des empreintes digitales de renforcer les soupçons envers Roberto Fernandes. Des enquêteurs américains s'étaient alors rendus au Brésil pour le retrouver.

Les autorités leur avaient annoncé qu'il s'était écrasé six ans plus tôt en tenant de fuir au Paraguay après avoir été mis en cause dans un viol et menacé par la famille de son ex-femme.

Les policiers américains avaient pensé qu'il avait peut-être mis en scène son accident. «On devait prouver qu'il était bien mort», a expliqué lors d'une conférence de presse l'agent Nikoli Trifonov. «Les gens peuvent faire semblant d'être mort, surtout s'ils ont commis des meurtres.»

Après des années de recherches et de discussions bilatérales, sa tombe a finalement été retrouvée au Brésil et ouverte fin 2020 et début 2021. Des analyses ADN ont confirmé qu'il était bien décédé et qu'il était l'auteur des trois meurtres.