Le Royaume-Uni renonce au passeport vaccinal

 Le ministre de la Santé britannique, Sajid Javid, a annoncé l'abandon du passeport vaccinal.  
Grâce au succès de la campagne de vaccination, le Royaume-Uni a annoncé ce dimanche renoncer à la mise en place du passeport vaccinal pour accéder à certains lieux.

Le projet visait à l’imposer dans les boîtes de nuit et pour l’accès aux grands événements dès la fin du mois de septembre, mais le ministre de la Santé, Sajid Javid, a annoncé ce dimanche à la BBC que cette mesure était finalement abandonnée. «Nous ne devrions pas faire les choses pour le plaisir de les faire», a-t-il déclaré au média britannique. «Nous l'avons considéré comme il se doit, et tandis que nous devrions le garder en réserve comme une option potentielle, je suis ravi de dire que nous n'allons pas poursuivre avec notre projet de passeport vaccinal», a-t-il poursuivi.

En examinant les données épidémiques, les autorités ont considéré que l’application du pass vaccinal n’était pas nécessaire. «Je n'aime pas du tout l'idée que les gens doivent présenter des papiers pour faire des choses basiques», a ajouté le ministre. Le Royaume-Uni recense pourtant encore de très nombreux cas d’infection chaque jour, avec environ 35.000 nouvelles contaminations quotidiennes la semaine dernière, selon les données de CovidTracker. Plus de 80% de la population britannique âgée de plus de 16 ans a toutefois déjà reçu ses deux doses de vaccin.

Un revirement de situation inattendu, alors que d’autres membres du gouvernement avaient indiqué la semaine dernière que la mise en place du passeport vaccinal était bien programmée pour la fin du mois. Le ministre des vaccins, Nadhim Zahawi, avait justement déclaré que ce système de pass était «le meilleur moyen» pour maintenir l’industrie de la nuit ouverte, étant donné que tous les Britanniques âgés de plus de 18 ans se seraient vus proposer leurs deux doses de vaccin contre le Covid-19 fin septembre.

Cependant, plusieurs associations de discothèques et de l’industrie de la nuit s’étaient prononcées contre la mise en place de ce passeport, le jugeant «problématique», selon la BBC. Elles ont donc accueilli très positivement la nouvelle du ministre de la Santé. 

Par CNEWS avec AFP