L'ex-directrice de cabinet de Melania Trump sort un livre-confession

  
L'ancienne collaboratrice de Melania Trump sort prochainement un livre dans lequel elle revient sur les années Trump à la Maison-Blanche.

Le 6 janvier dernier, alors que des partisans de Donald Trump envahissaient le Capitole et interrompaient, dans un mouvement inédit, la certification des résultats de l'élection présidentielle, son épouse avait tardé à réagir. Dans un livre à paraître, son ancienne cheffe de cabinet Stephanie Grisham révèle les détails de cette journée qui a durablement marqué les États-Unis et au lendemain de laquelle elle a démissionné de son poste à la Maison-Blanche, choquée par les événements. Voyant la situation dégénérer au Capitole, la directrice de cabinet de la First Lady lui avait demandé si elle voulait réagir sur Twitter, écrire que «les manifestations pacifiques sont le droit de tous les Américains mais [qu']il n'y a pas de place pour le non-respect de la loi et la violence». Mais elle n'aurait, selon elle, reçu qu'une courte réponse, selon l'extrait publié par Politico : «Non». Selon CNN, pendant l'invasion du Capitole, Melania Trump était en pleine séance photo de la décoration -des tapis, précisément- de la Maison-Blanche. Une réponse digne de Marie-Antoinette, selon l'auteure, qui compare dans ses écrits l'ancien mannequin à «la reine française condamnée : méprisante, vaincue, détachée».

Il avait fallu attendre cinq jours pour que Melania Trump s'exprime pour la première fois, se disant «déçue et démoralisée» par les événements, rendant hommage aux victimes mais ayant surtout une pensée... pour elle-même : «Je trouve cela honteux qu'au moment de ces événements tragiques aient été propagés des ragots salaces, des attaques injustifiées et des accusations fausses contre moi -de la part de personnes qui cherchent à se mettre en avant et ont une intention cachée. Cette période est uniquement dédiée à la guérison de notre pays et de ses citoyens. Elle ne devrait pas être manipulée pour une avancée personnelle.»

"Elle tente de se refaire une réputation et de l'argent aux dépens de Mme Trump"

Très discrète mais virulente dès que sa vie privée et son image sont abordées, Melania Trump a réagi à la sortie prochaine de l'ouvrage de Stephanie Grisham : «L'intention derrière ce livre est évidente. C'est une tentative de se racheter après de piètres performances en tant qu'attachée de presse, des relations personnelles ratées et un comportement non-professionnel à la Maison-Blanche», a-t-elle déclaré dans un communiqué diffusé par son bureau officiel, omettant que Stephanie Grisham avait même été promue un temps directrice de la communication de l'administration Trump, récompense pour sa loyauté envers le milliardaire, avant de revenir au service de la First Lady. Les «relations personnelles ratées» sont, selon Politico, une référence à la rupture entre Stephanie Grisham et Max Miller, un ancien conseiller de Donald Trump, qu'elle a accusé d'avoir été violent envers elle au moment de leur rupture, à l'été 2020.

«Grâce à des mensonges et des trahisons, elle tente de se refaire une réputation et de l'argent aux dépens de Mme Trump», a poursuivi le Bureau de Melania Trump, dans des termes peu élogieux rappelant ceux utilisés à l'encontre de Stephanie Winston Wolkoff, une ancienne collaboratrice de la First Lady, qui a elle aussi écrit un livre-confession. Elle avait dévoilé l'extrait d'un appel téléphonique entre les deux femmes : ne se sachant pas enregistrée, Melania Trump s'y plaignait de la couverture médiatique envers elle, alors que la séparation de familles à la frontière avec le Mexique était au coeur de l'actualité. La First Lady déplorait que les médias l'interrogent sur ce sujet hautement polémique qui, à ses yeux, comptait peu : «Ils disent que je suis complice. Que je suis pareille que lui, que je le soutiens. Je ne parle pas assez, je ne fais pas assez... Alors que je me casse le cul pour les trucs de Noël, qui se fout des trucs de Noël et des décorations? Mais je dois le faire, n'est-ce pas? [...] Et après je le fais, je dis que je travaille pour Noël, que je prépare le Noël et ils disent : "Et à propos des enfants séparés?" Foutez-moi la paix, putain. Que disaient-ils quand Obama le faisait? Je ne peux pas y aller, j'ai essayé de réunir le gamin avec sa mère. Je n'ai pas pu... Il faut passer par le processus et par la loi.» «Ils ne vont pas couvrir l'histoire. Nous en parlons. Mais ils ne relaient pas. C'est à ne pas y croire. Ils ne vont pas couvrir l'histoire car ils sont contre nous car ce sont des médias progressistes», poursuivait-elle, faisant écho aux propos de son mari sur les «médias fake news» qui seraient ligués contre lui.

Le ministère de la Justice avait porté plainte contre Stephanie Winston Wolkoff, assurant qu'elle avait enfreint un accord de confidentialité, et Melania Trump avait fustigé «ce genre de personne ne se soucie que de son programme personnel, pas d'aider les autres». L'ancienne First Lady vit, depuis la fin du mandat de son mari, en Floride et ne s'exprime que très peu via des communiqués.  

Source: parismatch.com