Crise des visas : Alger rappelle son ambassadeur en France «pour consultations»

  
La crise des visas monte d'un cran. Ce samedi 2 octobre, l’Algérie a décidé de rappeler pour «consultations» son ambassadeur en France, Mohamed Antar-Daoud. Une annonce faite par la télévision publique qui cite un communiqué officiel de la présidence algérienne et précise qu’un autre communiqué explicatif devrait suivre.

Cette déclaration fait écho à la décision prise par le gouvernement français mardi 28 septembre de la réduction du nombre de visas accordés aux ressortissants du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie à cause de laissez- passer consulaires non fournis par ces pays pour le retour des immigrés refoulés en France.

L’ambassadeur de France à Alger François Gouyette avait été convoqué mercredi 29 septembre au ministère des Affaires étrangères algérien pour se voir notifier «une protestation formelle du gouvernement» après la décision de Paris de réduire de moitié les visas accordés aux Algériens souhaitant se rendre en France.

DES RELATIONS TENDUES

C’est la seconde fois qu’Alger convoque son ambassadeur à Paris depuis mai 2020 lorsque l’ambassadeur de l’époque, Salah Lebdioui, avait fait l’objet d’un rappel «immédiat» après la diffusion d’un documentaire sur le mouvement de contestation prodémocratie Hirak.

L'Algérie reprocherait des propos tenus par Emmanuel Macron. Les médias locaux reprenaient largement ce samedi un article du journal français Le Monde où le président français Emmanuel Macron, recevant des descendants de protagonistes de la guerre d’Algérie, estime qu’après son indépendance en 1962, l’Algérie s’est construite sur une «rente mémorielle», entretenue par le «système politico-militaire».

Emmanuel Macron y a aussi évoqué «une histoire officielle», selon lui, «totalement réécrite» qui «ne s’appuie pas sur des vérités» mais sur «un discours qui repose sur une haine de la France».

Des mots qui font crainde une crise diplomatique de grande ampleur.

Par CNEWS