Pandora Papers : comment fonctionne une société offshore ?

 Le scandale touche surtout des responsables politiques 
Elles sont à la base du scandale des Pandora Papers. Ce 3 octobre, de nouvelles personnalités fortunées et influentes ont été mises en cause dans une affaire d'évasion fiscale grâce à l'utilisation de sociétés offshore.

Par définition, ces entreprises particulières sont situées à l'étranger : dans des pays où la fiscalité est avantageuse et où les règles bancaires sont souvent opaques. Les propriétaires ne résident donc pas dans le pays où elles sont situées dans une grande majorité des cas. Ces sociétés ne possèdent aucune activité, si ce n'est de recevoir l'argent d'une entreprise ou d'une personnalité qui peut avoir plusieurs intérêts, comme d'éviter une imposition trop importante. L'on parle d'évasion ou «d'optimisation» fiscale, ce qui n'est pas interdit par la loi. 

La plupart du temps, il est difficile de remonter jusqu'au propriétaire de ces sociétés offshore, puisque le dirigeant officiel n'est autre qu'un prête-nom. Une canadienne nommée Annette Laroche a notamment été nommée dans les Panama Papers puisqu'elle apparaissait comme détentrice de dizaines d'entreprises différentes. Les vrais bénéficiaires de l'entreprise peuvent ensuite profiter de ce compte à l'étranger dans l'anonymat.

Les sociétés offshore sont la plupart du temps créées par des cabinets spécialisés, comme Mossack Fonseca, d'où était issue la fuite des Panama Papers. Toutes les formalités sont alors prises en charge, et sont placées dans des paradis fiscaux, permettant aux bénéficiaires d'échapper aux réglementations. Le tout dans la légalité, à condition qu'il ne s'agisse pas de blanchiment d'argent ou de fraude fiscale. D'un point de vue moral, en revanche, la pratique est plus discutable, puisqu'elle prive les nations de millions d'euros qui pourraient être réinvestis dans les services publics notamment.

Par CNEWS